Le Tanka comporte cinq vers, de 5-7-5-7-7 pieds et date de la période Heian (794-1192). « À quoi comparer Notre vie en ce monde? À la barque partie De bon matin Et qui ne laisse pas de sillage. ». « Les arbres eux-mêmes Qui, pourtant ne demandent rien,Ont frères et sœurs. Quelle tristesse est la mienne De n'être qu'un enfant unique! » « Parce qu'en pensant à lui Je m'étais endormie Sans doute il m'apparut. Si j'avais su que c'était un rêve Je ne me serais certes pas réveillée. » « Triste et solitaire Je suis une herbe flottante À la racine coupée. Si un courant m'entraîne Je crois que je le suivrai. » « Ni matin ni soir Je ne détache mes yeux Des fleurs du prunier. À quel moment Se fanent-elles donc? » « Je ne t'oublierai pas! M'avait-elle assuré En me disant adieu. Depuis cette nuit-là, seule la lune, Suivant son cours, est revenue. » « L'éclair est fugitif Qui illumine les épis Des rizières d'automne. Même pour un instant aussi court Je ne saurais t'oublier.» « Au printemps Où gazouillent des milliers d'oiseaux Toutes choses Se renouvellent, Moi seul vieillis. » « Contre toute raison, Que je sois endormi ou éveillé Mon amour me poursuit. Si mon coeur Savait trouver l'oubli! » « À mon grand regret Je ne puis me partager en deux Mais, invisible, Mon coeur vous suivra En tous lieux. »
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